D'aucuns penseront qu'il s'agit de récupération, alors que non, tout est lié, et que je suis parmi ceux qui pleurent les animaux, les arbres, la végétation dévastés depuis le début des feux de forêts.
D'abord ici, dans les Pyrénées Orientales début juillet : environ 5 000 hectares.
En Gironde : 45 000 hectares !
Madrid, avec un chiffre dantesque : 77 000 hectares !! Le plus grand incendie de l'histoire de l'Espagne.
Var : 6300 hectares.
Grèce : 12 000 hectares.
Portugal : 6000 hectares.
Dans l'Aude, l'année dernière : 17 000 hectares. Plus de 10 millions d'animaux et d'insectes sont morts dans le plus grand feux de forêt du siècle, ce quota a été tragiquement dépassé cette année (Gironde).
Hélas, ce n'est que le début, les étés à venir vont être de plus en plus redoutables pour la faune à cause du manque d'eau et en raison de ces feux qui s'amplifieront d'année en année. Actuellement en Côte d'Or, c'est une vision cauchemardesque dans la forêt, où se trouvent beaucoup d'animaux morts du manque d'eau dû à la sécheresse. Des cadavres de mammifères comme les renards, ne pouvant s'abreuver. Lacs et rivières sèchent, et beaucoup de poissons sont morts aussi.
Société Anti Fourrure alertait déjà en 2015 sur les importantes périodes de sécheresses à venir avec tous ces élevages dont l'eau, denrée à préserver, qui est utilisée en grande quantité: http://www.societeantifourrure.fr/2015/10/raisons-ecologiques-lapproche-de-la_12.html
Depuis, le dérèglement climatique n'a fait que s'aggraver. Chaque été, ce sont des millions d'animaux qui meurent brûlés vifs ou sont grièvement blessés par ces feux, beaucoup se retrouvant aussi piégés par le feu à cause des grillages entourant les forêts, un grand nombre étant asphyxiés tandis que d'autres décèdent de leurs brûlures ou sont intoxiqués, comme ces faons que les centres de sauvetage ont secourus mais qui meurent un peu plus tard d'intoxication et de manque d'oxygène causé aussi par le stress : une véritable hécatombe.
Quant aux amphibiens, reptiles et autres, il est quasiment impossible pour eux de s'enfuir puisque les batraciens vivent dans la terre,comme beaucoup d'insectes et les reptiles en surface. Les renards, s'ils ont une ouïe et un odorat, ainsi qu'un sens de la perception très développés, et qui leur aura permis de s'enfuir avant les flammes, leurs progénitures piégées dans les terriers n'ont aucune chance de survivre. Et leurs parents de toute façon, n'auront ni eau, ni nourriture à leur apporter dans ce paysage apocalyptique. C'est une véritable tragédie et même le mot hécatombe est un euphémisme et il faudra, comme chacun le sait, des décennies pour que la vie reviennent dans ces endroits complètement calcinés. N'oublions pas les oiseaux, les adultes pouvant parfois s'enfuir s'ils ne meurent pas asphyxiés, mais leurs petits qui ne savent pas encore voler périssent brûlés dans les nids...
La sylviculture reposant sur la monoculture en Gironde, faite de culture de pins maritimes qui flambent comme des allumettes, explique pourquoi tout s'est embrasé si rapidement. Mais, si ce département, ainsi que les Pyrénées-Orientales, le Var, l'Espagne n'étaient pas en sécheresse accrue, nous n'en serions pas à un tel bilan.
Sachant aussi que des individus à l’esprit pervers ou malade sont aussi à l'origine d'incendies volontaires, quand il ne s'agit pas d'inconscience (mégots, bouteilles de verre, barbecues...) ou d'accidents provoqués par des outils générant des étincelles.
Une pensée pour les pompiers harassés, qui n'ont pas même de cagoules filtrantes ( les équipements actuels ne protègent pas efficacement contre les fumées toxiques et cancérogènes), et pour tous les bénévoles.
N'oublions pas que depuis des décennies les scientifiques dénoncent la production de viande comme une aberration qui accentue de plus en plus le réchauffement du climat en générant une quantité importante d'énergies fossiles avec les engrais pour l'alimentation animale ainsi que l'élevage, le transport et l'abattage des animaux
Et il n'est plus à prouver qu'il y a beaucoup trop d’élevages en France, et en Espagne.
Cet été, l'eau en Catalogne espagnole est à 29 degrés alors qu'elle était à 24, 25 maximum les années précédentes. Idem dans le sud de la France et même en Bretagne (23 degrés) avec des poissons qui ne peuvent pas survivre dans une eau aussi chaude ou dans des cours d'eau asséchés ou presque.
La pêche industrielle contribue également au réchauffement climatique principalement par la forte consommation de carburant des navires et la destruction des fonds marins qui libèrent du carbone.
Quant aux élevages industriels de volailles pour leurs œufs, là encore, ils sont responsables de la situation.
Si cela ne résout pas tout, une alimentation végane permet d'éviter la souffrance des animaux et celles de notre planète, notre terre mère.
Le saviez-vous ? Une journée sans produits animaux préserve :
1 animal
4000 litres d'eau
3 mètres carrés de forêt
20 kg de blé
18 % de CO2
(source FAO)
N'hésitez pas. N'hésitez plus. Devenez - et restez - végan !


