dimanche 7 juin 2026

«En 20 ans d’exploration, je n’ai jamais rien vu d’aussi choquant»: elle tombe sur une ferme pleine de carcasses d’animaux

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Une ferme de fourrure abandonnée en Montérégie fait réagir depuis que des photos et vidéos de carcasses d’animaux circulent sur les réseaux sociaux.

« Ça fait plus de 20 ans que je fais de l’exploration urbaine et je n’ai jamais rien vu d’aussi choquant, c’était épouvantable ! Mon collègue et moi, on était vraiment sous le choc », confie une adepte d’urbex qui a vu l’intérieur de la grange mais qui préfère taire son nom pour des raisons de sécurité.

Les photos partagées sur des pages Facebook suivies par des personnes qui pratiquent l’urbex, un passe-temps qui consiste à s’introduire dans un lieu abandonné afin de l’explorer, ont mis le feu aux poudres.

Carcasses de veaux, ossements de renards,et même une tête de cervidé, les clichés cumulent des centaines de commentaires dans lesquels plusieurs personnes se disaient « outrées » et « préoccupées » par la situation.

Le refuge SPCA Galahad, qui se spécialise dans la protection de grands animaux, a rapidement été interpellé afin de faire des vérifications.

« On a été choqués de voir ces images et on s’est penché sur le dossier, un signalement a été fait par l’organisation », a commenté la SPCA Galahad en entrevue avec Le Journal.

Le lieu en question s’avère être une ancienne ferme de visons et de renards située à Saint-Jude, tout près de Saint-Hyacinthe et qui ne serait plus en activité depuis 2021. Toujours selon les informations récoltées par l’organisation, les animaux n’y auraient pas été abandonnés alors qu’ils étaient toujours en vie comme certains le croyaient.

L’établissement était également un équarrisseur, c’est-à-dire qu’on y collectait des animaux morts afin de les traiter puis de les réutiliser pour autre chose que la consommation humaine.

Selon la SPCA Galahad, c’est probablement pourquoi on y retrouvait autant de bêtes dont on aurait mal disposé des corps.

« On voulait s’assurer qu’aucun animal n’était mort enfermé, mais c’est tout de même préoccupant. On a pu constater que les visons qui y étaient élevés pour leur fourrure vivaient dans de toutes petites cages », déplore le refuge, qui rappelle que des fermes de fourrure sont toujours en activité au Québec.

De plus, même si l’endroit est en retrait de la population, il est facile d’accès pour les humains, comme pour les animaux sauvages, qui pourraient y développer des maladies graves.

Selon Éducaloi, visiter un lieu de la sorte ou un bâtiment « sans l’autorisation des propriétaires est interdit par la loi ».

 Des adeptes d'urbex ont fait une macabre découverte lors d'une sortie en Montérégie. Ils sont tombés sur les cadavres de plusieurs animaux de ferme. Leurs clichés partagés sur les réseaux sociaux font réagir.

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