Le tractage anti fourrure de Société Anti Fourrure sur Paris et sa région aura duré près de 15 ans. Partout, dans les lieux publics, métro, trains, rues....je n' ai eu de cesse de sensibiliser en donnant un tract, essayant d' en discuter, dès que je croisais une personne avec de la fourrure. Autant vous dire que je ne savais plus où donner de la tête tant pullulaient ces ignobles capuches, pompons, fait de la peau de malheureux chiens viverrins, renards, lapins à l' époque des étiquetages mensongers. Souvent, les personnes abordées étaient sincères en pensant qu' à un prix si bas et sans mention Fourrure véritable, ce ne pouvait qu' être de la fausse fourrure. Il a fallu beaucoup de patience et de ténacité afin d' expliquer la réalité de ces étiquetages litigieux, qui a force d' être dénoncés auront fini par cesser, les marques ayant à présent l' obligation de préciser " Fourrure animale ". Ici à Perpignan les températures étant bien plus clémentes, cette sensibilisation s' est amenuisée. Mais le froid cette année étant particulièrement mordant, ces vêtements à garniture sont ressortis des placards. On prend alors les mêmes et on recommence ! Point de soleil ce jour, ce qui est rare, et rend les gens particulièrement désagréables, quelques réactions :
une femme d origine espagnole avec bonnet et pompon en chien viverrin faisait semblant de ne pas comprendre, j' ai alors précisé " el pelaje es malo " (la fourrure, c'est mal)
Sur quoi elle m' a fait signe de m 'éloigner, j' ai alors rétorqué que la fourrure est cruelle, en la quittant avec son air renfrogné. Il est en effet inutile d'insister, de tenter de discuter quand la personne se moque bien des souffrances animales. Bien sûr que l'on en souffre mais qu'est-ce en comparaison de ce qu'ILS subissent...
Un couple dont la femme portait une capuche, et qui parlait anglais, a très bien réagi, ils on pris le tract, après discussion et sont ensuite revenus remercier, disant qu'ils ne savaient pas (notre tract dénonce aussi les étiquettes mensongères, d'un grand nombre de ces anciens modèles).
Puis, une femme avec une petite fille à la main, et capuche visiblement en renard, a refusé tout net, sous le regard déçu mais pas étonné, loin s'en faut, d'un ami végan qui m'accompagnait. A celle-là, j'ai conclu, comme toujours : " les animaux sont dépecés vivants ! ".
Plus loin, encore une énorme capuche toute gonflée de souffrances subies par l'animal (pour ceux qui nous rejoignent : il faut que l'animal ait souffert afin que sa fourrure reste "belle" , bouffante) portée par une jeune femme, qui m'a écoutée d'un air méprisant et continuant d'avancer.
Une autre, s'est dit contre la fourrure, et semblait porter une capuche en synthétique, bien imitée, mais pressée qu'elle était, nous n'avons pas dialoguer.
Le combat continue !
« Le peu, le très peu que l’on peut faire, il faut le faire quand
même ».
Théodore Monod
Théodore Monod

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